Au parti socialiste (PS):
-
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : le gouvernement de François Fillon
"s'inscrit dans la continuité des années Chirac" et n'est qu'"une simple rotation". "C'est un gouvernement de campagne électorale qui vise à obtenir les pleins pouvoirs
pour mettre en oeuvre la politique de continuité en pire, annoncée par Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté.
-
Claude Bartolone, député PS, sur LCI : "On continue dans l'Etat spectacle. C'est un parallèle que l'on peut
établir avec le festival de Cannes. Depuis 48 heures on a eu la bande annonce du film de Sarkozy : la jeunesse, l'amour, l'émotion. Aujourd'hui, les acteurs, quelques nouveaux pour masquer le
retour de l'Etat RPR, les traîtres qui sont toujours nécessaires dans un film à suspense. Mais les Français ne se laisseront pas avoir, ils savent très bien qu'après la bande annonce, il y a
la réalité".
-
Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste de Paris : "Le gouvernement Fillon c'est deux doigts de modernité
dans cinq volumes de continuité. La modernité c'est Rachida Dati, une femme issue de l'immigration, sa nomination, ainsi que la parité, est un bon signe pour la France. La continuité ce sont
les ministres des différents gouvernements de Jacques Chirac qui retrouvent leur poste et feront la même politique. Au-delà de l'annonce, Nicolas Sarkozy s'est donné les moyens d'un pouvoir
personnel qu'il veut voir confirmé dans les législatives".
-
Najat Belkacem, ancienne porte-parole de Ségolène Royal, sur LCI : "Le gouvernement qu'on dit d'ouverture, c'est
une vaste blague".
Au parti communiste (PCF):
-
"L'ouverture annoncée avec fracas par Nicolas Sarkozy, et tambourinée depuis plusieurs jours dans la presse, apparaît pour ce qu'elle est : un simple rideau de fumée destiné à faire
oublier l'essentiel, une équipe gouvernementale à l'image de la droite dure et décomplexée incarnée par le nouveau président de la République. Derrière un marketing habile, se dessine une
équipe resserrée et déterminée à appliquer coûte que coûte une politique extrêmement régressive, avec comme feuille de route le programme ultra-libéral du candidat de l'UMP".
Par Jérôme
-
Publié dans : Actualités
4
-
Recommander